Uptime Kuma est un excellent outil. Avec plus de 65 000 stars sur GitHub, c’est le standard de facto pour le monitoring d’uptime self-hosted. Je l’ai utilisé pendant des années avant de construire Maintenant.
Cet article n’est pas là pour dénigrer Uptime Kuma. C’est une comparaison honnête pour vous aider à choisir l’outil adapté à votre situation.
Ce qu’Uptime Kuma fait bien
Uptime Kuma excelle dans le monitoring d’endpoints HTTP. L’interface est propre, la configuration est simple via l’UI web, et les pages de statut sont bien pensées. La communauté est active et le projet est bien maintenu.
Si votre besoin se limite à surveiller des URLs HTTP et afficher une page de statut, Uptime Kuma est un choix solide.
Là où Maintenant va plus loin
La différence fondamentale : Maintenant est container-aware. Il ne se contente pas de vérifier si un endpoint répond — il voit l’intégralité de votre infrastructure Docker ou Kubernetes.
Auto-découverte
Avec Uptime Kuma, chaque monitor doit être créé manuellement dans l’UI. Si vous ajoutez un nouveau conteneur à votre stack, vous devez penser à ajouter un monitor.
Avec Maintenant, les conteneurs sont découverts automatiquement. Ajoutez un service à votre docker-compose.yml, faites docker compose up -d, et il apparaît dans le dashboard en quelques secondes.
Monitoring par labels
Maintenant utilise les labels Docker pour configurer le monitoring directement dans votre docker-compose.yml :
services:
api:
image: myapp:latest
labels:
maintenant.endpoint.http: "http://api:3000/health"
maintenant.endpoint.interval: "15s"
maintenant.alert.severity: "critical"
Votre configuration de monitoring vit avec votre code. Elle est versionnée, reproductible, et n’a pas besoin d’une UI séparée.
Métriques système
Uptime Kuma ne monitore pas les métriques système. CPU, RAM, disque, réseau — il faut un autre outil pour ça. Maintenant les collecte par conteneur et par hôte, avec des alertes sur seuils configurables.
Heartbeats et cron jobs
Uptime Kuma a ajouté le support des push monitors, mais Maintenant pousse le concept plus loin avec le tracking de durée des jobs, les codes de sortie, et les signaux de début/fin.
Tableau récapitulatif
| Fonctionnalité | Maintenant | Uptime Kuma |
|---|---|---|
| Checks HTTP/TCP | ✓ | ✓ |
| Auto-découverte conteneurs | ✓ | — |
| Config par labels Docker | ✓ | — |
| Métriques CPU/RAM/disque | ✓ | — |
| Heartbeats avancés | ✓ | Basique |
| Monitoring SSL | ✓ | ✓ |
| Détection mises à jour | ✓ | — |
| Kubernetes natif | ✓ | — |
| Page de statut | ✓ | ✓ |
| API REST | ✓ | ✓ |
| Installation | 1 conteneur | 1 conteneur |
| Empreinte mémoire | ~17 MB | ~100+ MB |
Quand choisir quoi
Choisissez Uptime Kuma si vous avez besoin uniquement de monitoring HTTP/TCP avec une belle interface et que vous ne gérez pas de conteneurs Docker.
Choisissez Maintenant si vous déployez avec Docker ou Kubernetes et que vous voulez une vue unifiée de toute votre stack — conteneurs, endpoints, SSL, cron, métriques — dans un seul outil.
Les deux sont self-hosted, gratuits, et respectueux de vos données. La question n’est pas lequel est “meilleur”, mais lequel correspond à votre cas d’usage.